Note 1 : Cet article parle des hommes cis uniquement (c’est à dire les hommes dont le genre correspond à celui qui leur a été assigné à la naissance). Note 2 : La misandrie n’existe pas, voir liens en fin d’article. Trigger Warning / Contenu Sensible : mention de viol, de violences physiques à caractère misogyne et de harcèlement sexuel.
Je suis la féministe poilue qui te fait peur, au détour d'un coin d'internet, avec ses discours castrateurs et ses velléités d'empêcheuse de rire en rond, de brider ta « liberté d'expression ». Ouh, ça rime, écrire des articles me transforme en poète. Ou en rappeuse, je me vois bien débiter ce flow avec la casquette à l'envers sur le crâne et la chaîne en plaqué or autour du cou. So swag.
Mais trêve de plaisanteries, je suis féministe et je n'ai pas d'humour il paraît, alors parlons sérieusement. Techniquement, soyons honnête, je suis l'archétype de cette féministe dont les hommes ont peur. Je ne m'épile pas, j'aime pas trop être coquette, ou du moins pas systématiquement, j'interroge toutes les blagues, je relève tout, je dissèque au scalpel le moindre des comportements sociaux, j'aime pas coucher juste pour faire plaisir à môsieur, j'aime pas qu'on me prenne de haut, si un mec veut m'aider à réparer la plomberie ou la TV je l'envoie paître en lui disant que je peux très bien me démerder seule (merci) etc, etc. Bref, je veux mon indépendance, j'aime pas l'opinion des mecs sur mon corps et mon style, je réponds « j’t'emmerde » à un « Mmmh, charmante » dans la rue, chuis pas commode, chuis pas gentille, et j’abhorre la condescendance paternaliste dont (trop) de mecs m’abreuvent.
Je suis la frustrée, la lesbo, la mal-baisée, la moche des mecs qui refusent d'écouter mes discours. Je sors facilement les crocs et ça les emmerde. Mais la vérité, c'est que si je montre les dents, souvent, c'est parce que j'ai bien plus peur d'eux qu'ils n'ont peur de moi. Parce qu'au fond, les hommes que craignent-ils de moi ? Pas grand chose. Avec mes cinquante kilos tout mouillés, physiquement déjà, je vois mal qui je pourrais impressionner. Je pourrais avoir un pouvoir financier me permettant de faire pression sur ceux qui m'emmerdent mais non, comme beaucoup d'autres femmes je suis dans une situation précaire. Au final, tout ce que j'ai, c'est ma voix, dissonante, faible, tentant au jour le jour d'aller à contre-courant du torrent d'information visant à ranger les femmes dans la case bien confortable du deuxième sexe.
Je n'ai pas de pouvoir. Seulement une volonté que je tente de rendre incassable mais qui trop souvent à mon goût vacille. J'aime des hommes. Mais je sais que dans ma lutte pour mes droits, à tout moment, même ceux en qui j'ai le plus confiance pourront se retourner contre moi. Alors j'ai peur des hommes. Et du jour ou même ceux en qui j'ai placé toute ma confiance répondront à leur éducation patriarcale en tentant d'une manière ou d'une autre de me remettre à ma prétendue place. Parce qu'au jour le jour, concrètement, je suis confrontée à la haine des hommes à mon encontre sous prétexte que je suis une femme.
Il y a tous ces hommes sur internet, dans les médias, un peu partout, que je ne connais pas qui prétendent mieux savoir que moi ce qui est bon ou non pour mon corps, quels sont les droits qui me seront accordés et ceux qu'on m’enlèvera. Ces hommes qui veulent interdire le voile ou le rendre obligatoire selon les pays, ceux qui sont contre l'avortement, contre ceci et cela. Il y a ces hommes qui créent des publicités, des livres et des films présentant les femmes comme des bonniches ou comme un but à atteindre pour les hommes s'ils veulent avoir l'air in ou encore qui imposent des dictas de beauté féminin inatteignables.
Il y a l'inconnu dans la rue qui me renvoie à mon corps une fois de plus -en me sifflant, en m'interpellant- comme si j'étais une poupée, sans se soucier de mon état psychologique du moment ou de ma personnalité. Je pourrais être lesbienne pour ce qu'il en sait, mais il en a rien à carrer. Pour lui, je ne suis qu'une nana en jupe de plus, qu'il aimerait bien sauter mais qu'il peut pas plaquer contre le mur sans lui demander son avis, parce que le viol c'est interdit mais que quand-même elle mériterait bien de se faire passer dessus, cette salope. Il y a tous ceux qui me disent que c’est pas bien grave ou que je devrais réagir comme ci ou comme ça et pas en faire un drame.
Il y a l'ami d'ami qui va me dire de retourner dans la cuisine pour lui faire un sandwich (oh ça va c'est pour rire), le type que je connais pas sur un jeu en ligne qui va me dire « tits or GTFO » avant de rire grassement avec ses copains, me poussant à cacher mon identité de femme dans l'espoir de jouer en paix. Il y a tous ces mecs qui harcèlent en ligne, juste parce qu’ils le peuvent et que ça leur apporte rarement d’ennuis.
Il y a ces mecs sur les sites de rencontre qui demandent des photos de nu et qui les partagent sur internet après, sans le consentement de leurs victimes (« si elle voulait pas elle avait qu'à pas me les donner »). Il y a tous ces mecs qui hurlent « on est pas tous comme ça » et qui juste après font une remarque misogyne ou une blague sur le viol. Il y a tous ces hommes qui refusent de comprendre que si on sait qu'il existe des mecs qui ne nous veulent pas de mal, c'est pas marqué sur vos gueules, et qu'au vu du nombre de femmes violées, battues et assassinées, avoir peur est légitime.
Il y a ce mec qui me plaît mais que j'ose pas trop draguer parce que j'ai peur de comment ça pourrait tourner. J'ai peur que si c'est moi qui fait le premier pas il va penser que c'est bon, que j'ai dit oui à tout. J'ai peur que si on s'embrasse et que je ne veuille pas aller plus loin, il me traite d'allumeuse. J'ai peur de sa réaction quand il verra que je m'épile pas (alors que c'est mon droit). J'ai peur qu'il pense que coucher avec lui une fois signifie que le lendemain matin il pourra recommencer sans me demander mon avis, et m'enfoncer sa bite à l'intérieur alors que je suis encore endormie. J'ai peur qu'il me force, qu'il me fasse du chantage. J'ai peur de ne pas réussir à dire non à un truc qui me plaira pas, parce qu'on m'a pas appris à le faire. J'ai peur de l'après aussi. Que dira-t-il de moi ? À qui ? Comment ? Pourquoi ? Est-ce que ça me mettra en danger ?
Il y a ce mec qui marchait derrière moi et que je jugeais trop proche, dans une rue déserte la nuit, alors que je rentrais chez moi qui m'a sans le savoir poussée à m'arrêter et faire mine de refaire mon lacet pour qu'il me passe devant. Il y a ce mec qui m'a jeté de la bière à la gueule parce que j'avais répondu à son sifflement par un doigt d'honneur. Il y a cette rue que j'ai emprunté la peur au ventre parce que c'est à cet endroit que j'avais été agressée. Mais je refusais de l'éviter parce que la ville est autant à moi, victime, qu'à mon agresseur.
Il y a mon gynécologue qui m'a affirmé que ligaturer les trompes d'une nullipare, c'était interdit par la loi, alors que c'est pas vrai. Il m'a montré clairement qu'il désapprouvait l'idée, alors que finalement, ça ne le regarde pas, puisque c'est mon corps, pas le sien, et que c'est donc à moi de prendre la décision, aussi bête lui paraîtra-t-elle.
Il y a mon patron qui quand il a vu une femme avoir un accident de voiture a commenté « ah bah c'est les gonzesses ça », me renvoyant à toutes ces fois où j'avais peur d'avoir un accident non pas parce qu'il pourrait m'arriver quelque chose mais parce que je ne voulais pas entretenir ce cliché de La Fâme ne sachant pas conduire (alors que statistiquement, les hommes ont plus d'accidents que les femmes, mais passons). Il y a mon employeur qui m'a tapé sur l'épaule en me disant d'un air paternaliste « et faites de beaux sourires », comme on s'adresse à un enfant et à qui je ne pouvais rien dire, parce que j'ai besoin de thunes.
Il y a ce mec qui, quand j'avais 16 ans, m'a pénétrée d'un doigt alors que j'avais dit non, à je ne sais plus quelle fête et qui m'a laissé un souvenir froid, glacé. Il y a tous ces mecs qui pensent que si je ne voulais vraiment pas, j'aurais dû crier, j'aurais dû me débattre, qu'il ne m'avait pas mis un couteau sous la gorge après tout et qui donc, nieront que j'ai été violée et que ce qui m'est arrivé est une violence. Si ça se trouve, je prétends avoir été violée juste pour faire mon intéressante.
Il y a ces mecs qui se prétendaient féministes mais qui voulaient absolument être sur le devant de la scène, même quand on leur expliquait que non, pour que la lutte féministe soit efficace, il fallait que ce soient les femmes qui gèrent cette lutte en priorité. Il y a tous ces faux-alliés qui voulait faire partie de la lutte pour le droit des femmes pour bien montrer qu'ils étaient des mecs bien, se souciant au final bien peu de l'urgence qui poussent les femmes à lutter pour leurs droits.
Il y a cet ami qui a dit devant moi « non mais cette fille ne se respecte pas » parce qu'elle couchait avec plein de mecs, montrant qu'il désapprouvait le fait qu'elles ait plusieurs partenaires. Il y a cet autre ami qui a dit devant moi « celle-là, faudra pas qu'elle s'étonne si elle se fait violer ». Il y a cet autre ami qui m'a dit que non, une femme qui montre ses seins ce n'est pas correct et qui a refusé dans démordre même quand je lui expliquais qu'une poitrine d'homme et une poitrine de femme ça avait bien peu de différence. Il y a tous ces amis mecs qui se moquent de ma pilosité apparente, ou qui ont le regard fuyant quand j'en parle, parce que ça les gêne. Il y a tous ces amis mecs à qui je n'ai jamais raconté les violences sexuelles que j'ai subi, parce que je sais parfaitement ce qu'ils en diront et que je n'ai pas la force d'affronter leurs paroles minimisant mes souffrances.
Il y a les membres masculins de ma famille, qui ont défendu DSK devant moi, affirmant que ce n'était pas un violeur, puisque la justice ne l'avait pas reconnu coupable. Il y a ceux qui ont défendu le chanteur de Noir Désir, affirmant qu'il n'était pas un homme violent, que c'était juste une bagarre entre drogués qui avait mal tourné.
Il y a ces partenaires qui plus d'une fois m'ont pénétrée dans mon sommeil, à qui je ne disais rien parce que je tenais à eux. Une petite voix au fond de moi demandait si c'était normal et je la faisais taire en lui hurlant que oui. Mais je ne compte plus les fois où je feignais le sommeil dans l'espoir que ça s'arrête face à ma non-réaction. Je ne compte plus les fois où j'ai fini par écarter les cuisses pour faciliter l'accès en priant pour que ça finisse vite. J'étais jeune, je n'avais pas appris à dire non, ils n'avaient pas appris à demander la permission. Le résultat de cette dangereuse équation était tristement logique.
Et le problème, au bout du compte, il est bien là. La plupart des mecs qui m'entourent, ils ne savent même pas qu'ils me font ou m'ont fait souffrir, qu'ils me font peur, qu'ils brident mes libertés les plus élémentaires comme faire ce que je veux de mon corps, circuler où je veux quand je veux, et m'habiller comme je le souhaite. Ils ne comprennent pas qu'en leur présence, je suis toujours un peu sur mes gardes parce que je sais que leur éducation fera qu'un à moment donné ou à un autre, un mot violent susurré doucement, parfois avec tendresse, s'infiltrera dans nos échanges. Une parole assassine réifiant mon corps, niant ma souffrance et mes besoins arrivant au détour d'une bière entre potes.
Ils ne comprennent pas non plus que la liste de mes peurs est sans fin et que plus j’y réfléchis, plus je trouve d’autres raisons, encore et encore, jusqu’à ce qu’un constat terrifiant s’impose : je n’arrive pas à faire une liste exhaustive des violences misogynes que je subis ou que je crains.
Alors des fois j'en viens à me demander, tous ces hommes que j'aime en dépit de leur volonté toute fabriquée de gérer ma vie et ma sexualité à ma place (parfois dans ce qu'ils croient être une démarche bienveillante), tous ces hommes que j'aime, dis-je, comment réagiront-ils si un jour je suis cette femme battue ? Cette femme violée ? Cette femme humiliée ? Ces femmes assassinées ? Eux qui ont tant de fois moqué ou critiqué des femmes parce que « elle n'avait qu'à » ou « elle n'avait qu'à pas », eux qui ont tant de fois défendu des hommes contre des vilaines femmes qui « en font trop », « qui exagèrent », comment réagiront-ils quand je serai la suivante ? Tenteront-ils une fois de plus de se faire « l'avocat du diable » dans une pseudo-recherche d'impartialité ? Diront-ils que je suis une menteuse, ou que j'en fais trop moi aussi ? Chercheront-ils une fois de plus des excuses à mon bourreau dans un élan de solidarité masculine ? Tous ces hommes que j'aime en dépit de toutes ces micro-agressions quotidiennes, à quel point est-ce que ma féminité sera un rempart à l'amour qu'ils me portent et au soutien que j'attends d'eux en cas de coup dur ?
Je l'ignore. Et la vérité c'est que je ne veux pas le savoir. Parce qu'il y a des hommes que je veux continuer à aimer malgré tout.
Myroie
Pour aller plus loin Le sexisme anti-homme et pourquoi il n’existe pas [x] Article de Fvsch sur le privilège masculin [x] Je pense à ces femmes [x]
why is Ursula shunned from King Triton’s society? does it have something to do with being more powerful than him? why does King Triton have a magical trident, being otherwise a pretty regular merman? Ursula is a witch, if anyone should have a magical artifact it should be her, did King Triton steal it?
and finally, Ursula didn’t do Ariel much wrong
Ariel wanted some legs (and a vagina) and Ursula told her flat out that in the surface world you can have a vagina or a voice, not both
i’d watch the hell out of a movie about Ursula
“Ursula told her flat out that in the surface world you can have a vagina or a voice, not both”
ohhhh shit though, ursula was being too real about the world
although perhaps a bit too literal
Okay, these were all excellent points and I’ll never see The Little Mermaid the same way again.
I laughed at that caption at first then the reality actually hit me
As a Chinese can I just say that the Chinese one is freakin accurate because everything is either blocks, has wings or has so many strokes that it looks like it wants to kill you.
the evolution of written language sure is weird like shit I can’t even conceptualize looking at that and going “yup, those are words” it’s fucking amazing
If you work in a movie theater and you do this I have no respect for you.
My younger brother is Type 1 Diabetic.
When we go to a movie theater, we always get him diet soda. If he were to get regular when we asked for diet, we would not give him the insulin he would need for it. If that happens, his blood sugar level could go so high he could go into a coma, go blind, or even die.
If somebody gave him regular soda instead of diet without telling us, that person could be responsible for a nine-year-old being killed or blinded.
Just thinking about that makes me so angry. I get scared every time we take him to a movie in case the people working there saw this picture and decide to do the same thing.
Please signal boost this so people know.
This also applies to baristas
Fun story about the baristas doing this kind of shit.
I am very sensitive to lactose, not Lactose intolerant but because of stomach ulcers that are still healing. A couple years ago I went to Starbucks right after my classes with some friends and asked for a green tea latte with soy milk. The barista, for some reason out of malice and/or hate for her life so she took it out on me, gave me whole milk in my latte.
5 minutes after my first sip of latte, my stomach cramped BAD. Not the “Oh! time to poop!” kind of cramp but it felt like someone had stabbed me with a knife and twisted it. Now I’ve had this happen before so I knew the cause of it. I went up to the barista clutching my gut screaming at her that she put dairy in my latte rather than soy LIKE I REQUESTED. She denied it and called me a “pretentious white girl for wanting soy”and so my friends got the manager. I had to explain that I had stomach ulcers that were still healing and if I were to go to the hospital for this incident, they would be responsible for it.
Manager flipped his shit and the barista was terrified out of her mind. Pretty sure both thought i was gonna sue. Manager actually fired her on the spot because of the negligence. My friends managed to get me home in one piece while I stayed home for 3 days in absolute agony and missed my midterm.
So remember kiddies, if someone is asking for Diet or “Skinny” or “soy” or anything that is not regular, give them what they requested because it may not be them being healthy, but a dietary need that can possibly be life or death
also if they ARE trying to be healthy you should give it to them to!! Its not your decision to police or question others food choices!!!
also im lactose intolerant AND ive had stomach infections/ulcers so i feel this.
I have Celiac Disease, so I’m very gluten intolerant. When I go out to eat at restaurants a lot of people just assume that I asked for my food gluten free because of the gluten free diet fad (which is usually a bullshit diet btw).
Last month I went out to dinner with a friend at an italian restaurant that had a small gluten free menu. I had been there once before and had their gluten free pasta and it was great! I think one of the managers had been there and was super helpful when taking my order to make sure that everything was gluten free for me. When I ordered the gluten free pasta again this time though, the waitress who took my order all but rolled her eyes at me. I didn’t think much of it at the time, because the restaurant was so accommodating before, I just assumed it would be the same this time.
But sure enough, they brought out my pasta, I ate it, and about an hour later I had extreme stomach pains and was throwing up (in a movie theater no less).
Barfing and agonizing pain aside, eating gluten when you have celiac causes a lot of internal damage that’s hard to notice. The biggest thing is that it damages your intestines, preventing your body from absorbing nutrients properly, which can take months to heal.
So PLEASE, if you work at a restaurant or anything with food and someone asks for something a certain way, please listen to them and don’t just disregard someone’s order. It’s not funny and it can have serious consequences.
I will reblog this with every single story about someone getting sick because of an asshole giving them the opposite of what they ordered until it sinks in for everyone.
Recently on the news a 16 year old boy with a dairy allergy had gone to eat at IHOP with his family. The specifically asked if they could make dairy free pancakes and they said yes. Not too long after he had a reaction and was rushed to the hospital. This kid died because the was dairy in his pancakes that they asked for no dairy. His epi pen that his mother had wasn’t enough to help him. I know working in fast food or any job that’s serves food and beverage sucks but not as much as causing someone to get sick over negligence.
i have anaphylaxis in response to nuts. when i was 8 years old i was in florida and we made sure that there was no nuts in the key lime pie. we asked numerous times and the waitress even went in the back to “ask the chef” who confirmed that there wasnt any nuts. after she served and i ate the pie, my throat started itching and i started shaking (thats how my allergic reactions start) and the waitress came out running from the kitchen screaming that there was walnuts in the pie. she apologized frantically that she didnt understand the severity of my allergy (even though we explained it) and that she didnt actually ask the chef earlier because she forgot. i was rushed to the hospital by my parents and the hospital was far away. i couldnt breathe and i was going in and out of consciousness. when we arrived at the hospital, it took hours to stabilize me and the initial allergy triggered an asthma attack about an hour after we left the hospital. i almost died due to a waitress being too careless to ask a chef if there was nuts in pie even though we made it extremely clear that i had a life threatening allergy to nuts.
^^^all the above is really important. I cannot stress how important it is to respect other people’s food choices whether it’s because of allergies or religious purposes. If someone is vegan, don’t put meat in their food. If someone tells you they don’t eat pork, then don’t give them pork. I cannot tell you how many times I have had to have food sent back at a restaurant because I requested something without bacon in it and I end up getting bacon in it. Don’t assume that a customer’s request is for a pretentious reason. This should be taken seriously when it comes to food.
I will never understand why some people think someone else’s dietary choices are any of their fucking business at all.
I have a dietary intolerance for meat that is very pronounced and results in extreme pain and unpleasantness if I get even the tiniest bit of meat, broth, lard, etc. Most people are very accommodating but some people think it’s within their rights to decide what I get to eat because “it’s all in your head”, or “she’ll never know” (I assure you my body and your bathroom will both know very very soon).
But it’s so upsetting to me not just because of my physical response, but because I am paying to be provided with food selected from the menu that meets my requirements. If my husband orders chicken enchiladas do you get to decide to serve him beef enchiladas or a chicken salad instead? No, he has made a selection from the options provided and he is paying you money for getting his choice. If his choice becomes unavailable, the server has a duty to tell him that his choice is not available and allow him to select again, not decide for him what he will be eating.
Similarly if I ask about dish X “if it’s made without chicken broth”, you should check with the chef and then inform me of my options. I have dire food consequences but even if I didn’t, I should never have to pay to eat food which is not what I have requested.
Your location has a right to choose what they will offer to make, and I have a right to choose what I am willing to eat. If these two things aren’t going to meet up tell me honestly, it’s the right thing to do and in my case, is going to save your bathroom from a lot of unpleasantness…
2. hello new reference for Regina’s clothing. yes.
Yes, but that’s why you enjoy the women who wear this complicated shit.
My favorite work outfits are pencil skirts with deep v neck button downs, fitted dresses with leggings and booties and those fifties style button down shirt dress thingies.
yesterday at work (I’m a Mcdonalds Cashier) there was this black family that came in to get happy meals for the two little kids
When I finished putting the food and whatnot into the happy meal box, I put it on their tray on the counter
(keep in mind it looks like this right now to promote the movie “Home”) :
when the little girl (she was maybe 6 or 7) saw the side of the box where it showed Tip and Oh, her face just LIT UP and she was just so excited saying “ooOH MAMA LOOK its that girl! That girl that got my hair!” etc etc it was just so aDORAble